Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 18:17

واستفسر النائب عبد الحميد بن مصباح (الوحدة الشعبي) عن الخطوات المقطوعة للتشاور مع الطرف النقابي ..وقال إنه لا يوجد موجب للإسراع في إقرار التعيين كمبدأ والانتخاب استثناء منوها بالمناخ الايجابي الذي دار فيه النقاش بشان مشروع القانون.
وأشار النائب لزهر الضيفي(التجمع) الى أن مجانية التعليم من المبادئ الأساسية التي لم تطرح للنقاش وقال إن مساهمة الطلبة في الجامعة مكسب نغار عليه ولا نفرط فيه بمجرد رفع الشعارات .وأبرز إن القانون يقطع نهائيا مع الرداءة ومع كل مظاهر اللامبالاة في التعليم العالي وان الحرية والمسؤولية عنصران لاستقلالية الجامعات. مشيرا إلى أن الحرية الأكاديمية تتجسم في طرق إكساب المعرفة وتسيير الدروس ولماذا الخوف من التقييم وحتمية الانخراط في الجودة.
ولاحظ النائب محمد الدامي (التجمع)أن التعديلات المدخلة على القانون لم تأخذ بعين الاعتبار مقترحات الطرف النقابي والمجلس الاقتصادي والاجتماعي.
اما النائب صالح الطبرقي (التجمع) فأشار إلى أن مشروع القانون حظي بدراسة معمقة من قبل اللجان أثمرت تعديلات في صياغة بعض الفصول وفي جوهر بعضها الآخر. لكن هذا لا يمنع من تواصل الحوار بشأن القانون مشيرا إلى أن الإحالة إلى الأوامر تخص كل ما لا يمس بالجوانب الأساسية بعد أخذ رأي المجلس الدستوري.
par Universitaire tunisien
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Mercredi 6 février 2008
la nouvelle nouvelle loi sur l'enseignement supérieur a été adoptée
Le Temps 7/2/2008
Chambre des députés
Adoption de la nouvelle loi d'orientation de l'enseignement supérieur
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• Des députés soulèvent les questions de l'employabilité des diplômés, de la faiblesse de l'encadrement, de la concertation avec les enseignants, de la médiocrité du niveau, du manque des cadres catégorie A, etc ...
La Chambre des députés a adopté, hier, la nouvelle loi d'orientation de l'enseignement supérieur qui va remplacer celle du 28 juillet 1989.
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L'importance de cette loi a été révélée par le large débat qu'elle a suscité et qui a duré plus de trois mois. En effet, elle a soulevé des remarques là où elle est passée. Ainsi, d'une part, le Conseil Economique et Social a avancé une multitude de propositions pour l'enrichir et réviser plusieurs de ses articles. D'autre part, les commissions parlementaires spécialisées, auxquelles a été soumis le projet, ont soulevé plusieurs interrogations concernant divers articles et ont suggéré des rectifications à la version présentée. Par ailleurs, le projet initial a été révisé en vertu de ces suggestions. Beaucoup de députés ont demandé la parole, hier, pour exprimer leurs points de vue se rapportant au débat général sur le projet de loi. D'autres députés ont pris la parole lors des débats par article. Les députés ont soulevé notamment les questions suivantes :

Foued Gargouri, RCD :
A demandé de placer le financement de l'Etat en 1ère position des ressources de l'enseignement supérieur (article 35) pour affirmer sa gratuité. Laquelle gratuité a été signalée dans l'article 7. Donc, le projet serait plus harmonieux si la contribution de l'Etat était placée en pôle position.

Mohamed Thameur Driss, Ettajdid :
A remarqué que si la réforme est impérative, elle aurait dû se faire dans un esprit de concertation prend en considération l'avis des divers intervenants de la scène universitaire et qui concrétise un esprit de liberté et de démocratie. Or, il a signalé que l'absence de concertation et la notion de nomination, trop présente dans le projet, sont en contradiction avec cet esprit de démocratie. Il a notifié, aussi, que l'argumentaire présenté par le ministère insiste sur le cadre juridique pour justifier le recul du niveau des diplômés du supérieur. Mais, ce justificatif n'est pas plausible car l'enseignement supérieur n'est pas un service classique et l'apport des enseignants est important dans le résultat. Il a expliqué qu'on ne pouvait pas s'attendre à de bons résultats alors que plusieurs établissements supérieurs ne disposent d'aucun cadre de catégorie A. En plus, il a émis des réserves sur les éventuels dérapages qui peuvent survenir dans l'attribution d'un aspect commercial à l'établissement supérieur. A souligné, également, la nécessité de placer la contribution de l'Etat en pôle position de l'article 35 pour confirmer le principe de la gratuité. Il a regretté l'absence d'un recours systématique aux élections dans les structures de l'enseignement supérieur. Il a conclu que de telles imperfections suscitent des réserves et font qu'elles n'acquierent pas l'unanimité.

Ameur Ben Abdallah, RCD :
A demandé des précisions sur les délais des décrets d'application en rapport avec cette loi. Il a suscité, aussi, des explications sur les effets éventuels de ce projet de loi sur l'employabilité des diplômés du supérieur et la synergie entre la formation et l'emploi.

Mohamed Rached Belkadhi, MDS
A reproché la faiblesse de l'infrastructure qui est nécessaire pour garantir le résultat suite à l'extension de l'université. Il a noté le manque de laboratoires et de ressources humaines qui peuvent assurer la formation adéquate. Il s'est interrogé sur la qualité demandée en l'absence de cadre catégorie A dans plusieurs établissements supérieurs.

Faten Ben Amor, RCD :
S'est interrogé sur la situation des enseignants hospitalo-universitaires qui relèvent de deux ministères (la santé et l'enseignement supérieur). A proposé de prendre en considération les synthèses des recherches médicales dans l'évolution de la carrière universitaire de l'enseignant.

Hamouda Trabelsi, RCD :
S'est interrogé sur les aspects de complémentarité entre l'enseignement supérieur et la recherche scientifique.

Mongi Khammassi, PVP :
A sollicité des précisions sur la recevabilité du projet de loi révisé sans avoir été soumis, de nouveau, au Conseil constitutionnel. Par conséquent, il a demandé de reporter le vote de cette loi afin de permettre davantage de débat avec les divers intervenants sur la scène universitaire et, notamment, les enseignants.

Zouhaïr Bel haj Salem, PUP :
A constaté que le vote de cette loi passe outre à une large volonté de plusieurs composantes de la société civile et de la scène universitaire d'approfondir le débat sur l'avenir de l'université qui est un acquis national. Il a regretté l'absence d'un Conseil supérieur de l'enseignement supérieur qui aurait pu centraliser le débat sur une question aussi importante. Il a déploré la multiplication des renvois à des décrets dans des questions de principes qui devraient être intégrés dans les textes de lois. Il a précisé que l'autorité accordée aux recteurs est très large et il aurait préféré qu'elle soit accordée à un conseil d'élus pour éviter les dérapages. Il a constaté que ce projet de loi prône la nomination alors que l'orientation générale opte pour les élections, même pour des représentants des élèves des 5ème et 6ème dans l'enseignement primaire. Il a rappelé que les procédures adaptées actuellement limitent les élections des doyens à moins de 10 % des établissements supérieurs car cette élection est conditionnée par un nombre minimal d'enseignants de la catégorie A. Finalement, il a remarqué qu'on ne pouvait pas exiger la qualité de l'enseignement alors qu'il n'y a pas un encadrement de qualité. En conséquence, il a proposé de multiplier les recrutements dans la catégorie A pour renforcer l'encadrement.

Mounir Ayedi, PUP :
A remarqué que la révision du projet initial n'a pas touché des questions importantes comme le respect du droit syndical, les élections des structures qui dirigent les établissements supérieurs, la création du Conseil Supérieur de l'enseignement supérieur et d'autres problématiques fondamentales. Il a relevé que la révision s'est limitée à des points secondaires. Il a demandé, aussi, l'avis du ministre sur les remarques du Conseil Economique et Social et sur les propositions de la Fédération Générale de l'Enseignement supérieur

Adel Chaouch, Ettajdid
A signalé que le débat actuel montre que l'université refuse d'être gérée comme un établissement commercial. Il a remarqué que l'université tunisienne vit une crise de croissance qu'il faut gérer positivement en sollicitant la participation de tous les intervenants et, notamment, les représentants des étudiants et des enseignants.

Abdallah Chebbi, RCD :
A demandé que l'université soit réservée à l'acquisition des acquis scientifiques et de l'éloigner de la politique.

Amara Abbassi, RCD :
A remarqué que la loi renvoie à plus de 20 décrets ce qui diminue sensiblement son efficacité. A demandé des précisions sur la question.

Abdelhamid Ben Mosbah, UDU :
A soulevé la question de l'absence de concertation préalable avec les divers intervenants sur la scène universitaire et a émis des réserves sur l'efficacité d'une telle procédure.
compte-rendu de Mourad SELLAMI
Par universitairefaché
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 18:10
La devise du système universitaire tunisien
voici un article que j'ai trouvé sur la toile (de Mourad Regaya). il me semble dire tout haut ce que beaucoup cachent (même si je trouve qu'il y a quelques exagérations):

La devise clé du systeme universitaire Tunisien
On pardonne aux fautifs
On sanctionne les innocents
Onveut que ça reste comme ça
CAR CE DES ORDRE fait vivre
la mafia universitaire Tunisienne.

Je voudrais commencer par remercier l'illustre,et grandiose caricaturiste du quotidien "la Presse"et polémiste de renom auteur du billet hebdomadaire"Bok Bok",exceptionnellement celui du 22 Avril 2007 pour lui avoir emprunté sans qu'il le sache cette formule magique concernant l'etat actuel du football tunisien,sans la derniere phrase"vivre la mafia universitaire"???j'ai nommé le très respecté Lotfi ben Sassi.
Notre université Tunisienne sinistrée,abusée,essentiellement à travers les départements d'histoire centraux de Tunis-ville ,et leur terrain de chasse ,et de parcours,le"harem de Sousse" ressemblent beaucoup à notre misérable,et non moins attachant football Tunisien,souffrant de mille et une maladies incurables:
Dans nos départements,et à travers les commissions"souveraines"diverses,séquestrées par les réseaux mafieux notoires ayant ou non obtenues la norme ISO,délivré par la pègre universitaire internationale,on ne juge,on ne traite plus les dossiers,on signe des contrats sans décharge entre réseaux de concubinage ,de copinage pseudo-scientifique sans cesse dopé par les nouveaux candidats"commandités"????
Les présidents de commission diverses,caids chevronnés"candidat surs ou probables"à l'eméritat"marchandé",ainsi que les membres optant pour les differents grades de la gente mafieuse universitaire,usent de leurs pouvoirs louches,douteux,mal gérés,pour faire integrer:les sans-couleur,sans-odeur, sans saveur recommandés dans les salons,ou meme par téléphone???
Leur arbitrage(marchandage) connecté aux réseaux respectifs de concubinage,prox....pseudo-scientifique,est louche,sale, sentant une odeur nauséabonde semblable à celle des pommes de terre avariées?????
Les mandarins(émerites??),professeurs arrivés par le fait du hasard,et par l'effet de serre( du au dégagement d'émanations et de gaz mafieux???)prétendant tantot un "avangardisme mesquin hypocrite"de mauvaise vie,tantot un alignement inconditionnel sur les thèses officielles pures et dures pratiquent conjointement le traitement frauduleux,partial,non justifié de dossiers,de mémoires,les manipulations crasseuses de toutes sortes qui necessitent le passage de"nos saints patrons"videurs de l'université devant le tribunal pénal international de l'hypocrisie universitaire légalisée....le ministère ferme l'oeil pour mieux gérer ses "brebis galeuseshypocrites avangardistes et obscurantistes"?????
On pardonne aux universitaires frauduleux pour mieux les gérer ,les mettre aux differentes taches et besognes administratives,inquisitoriales;de simple police ,de réformes imposées ( au moment voulu),aussi bien les"progressistes démocrates" que les"taupes éclairées"la différence entre les deux n'est qu'une question d'emballage et de couleur,telles les crèmes glacées de mauvaise qualité???leur appartenance aux organismes de la société civile"abusée"locale et internationale; démocrate et laique,les fait bénéficier de"pots de vin"convoités tels que les donations louches,d'excursions,de voyages d'etude,d'invitations d'oeuvres caritatives diverses lieées à la mafia universitaire"off shore"????
On sanctionne les non-alignés,les intègres,les esprits libres,les non-hypocrites ,refusant le concubinage,leprox.....pseudo-scientifique,ceux qui ne courbent pas l'échine ,les non accessibles au marchandage mafieux?????
On veut que ça reste comme ça,car ce désordre"frauduleux,sale,criminel" fait vivre les mandarins,dinosaures mafieux courant sur les routes cherchant hommages et réceptions préparant l"habilitation-débilisation" des candidats au concubinage auprès de la premiere place boursière et citadelle mafieuse"avangardiste-obscurantiste"de Tunis-ville.
Les décideurs de la mafia universitaire administrative,et pseudo-scientifique cherchent tels les vrais caids de la pegre internationale connectée aux réseaux divers de décisions occultes,la perennité de la pratique du football universitaire louche,sans scrupules, dénué de transparence cherchant le résultat par tous les moyens,un football non catalogué.....un football de dixième division pour parvenir à l'université duXXI siècle aussi bien la
virtuelle; que celle du LMD combien prometteur???????
mourad regaya
par Universitaire tunisien

Par universitairefaché
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 17:17
A quoi sert un Conseil scientifique ? Avons-nous encore une conscience ?
Nous sommes appelés à voter pour élire nos représentants au prochain Conseil scientifique de notre Faculté. Quatre (4) membres du corps A et quatre (4) membres du corps B. Une fois élus, ils éliront à leur tour un membre du corps A à la charge de doyen. Comme vous le savez sûrement, les candidats à cette charge ne manquent pas, pour des raisons strictement d'ordre académique, comme on a appris à le connaître surtout depuis le long mandat de notre collègue, que l'on ne voit plus du reste.
Qui a droit de voter pour ce Conseil ? Tous les membres recrutés par un jury national.
Qui a droit de se présenter au Conseil scientifique ? Tout membre titulaire de son poste, c'est-à-dire presque tous les collègues recrutés à leur poste depuis leur titularisation.
La bonne question n'est donc pas seulement de savoir qui a le droit de voter mais de savoir pourquoi voter et surtout pour qui voter.
On vote d'abord pour que notre Faculté ait une instance qui la dirige quotidiennement, car là réside la raison essentielle de l'existence du Conseil scientifique : c'est l'instance qui dirige la Faculté, avec à sa tête son Président : le doyen.
On vote ensuite pour défendre les intérêts de toutes et de tous au sein de notre Faculté. C'est dire l'importance de ce Conseil scientifique, même si l'Etat fait tout son possible pour lui garder son aspect consultatif, alors que dans tous les pays démocratiques, le Conseil scientifique est délibératif, c'est-à-dire que ses décisions sont déterminantes et applicables. Au lieu de faire fonctionner le Conseil scientifique comme l'instance démocratique de notre Faculté, nos collègues, doyen le temps d'un mandat, ou même le passé durant deux mandats, l'ont fait fonctionner comme une chambre d'enregistrement, l'appauvrissant, le vidant de tout son sens, ne servant en cela que leurs intérêts propres. Il y a trois ans, on a demandé au doyen sortant le bilan de six années de mandature, tout le monde sait ce que fut sa réponse. Quant à l'actuel doyen, partant, la charité commande de se taire. Or une bonne gouvernance aurait voulu qu'une inspection de gestion, commandée par la Présidence de l'Université, ait eu lieu, surtout après six années de gestion de l'argent des contribuables. Il n'en fut rien, pour des raisons philosophiques, probablement.
Aujourd'hui, pourquoi voter pour les mêmes membres sortants, ou presque, quand on sait le bilan, si l'on peut parler de bilan, du Conseil scientifique partant ? Et pourquoi voter pour presque les mêmes personnes qui sont là depuis longtemps, depuis si longtemps ? Pourquoi voter pour deux candidats qui partent en année sabbatique ? Est-ce moral ? Pourquoi voter pour une candidate qui est rarement présente durant les réunions du Conseil scientifique ? Enfin ! elle sert à quoi ? Posez-vous ces questions, n'ayez pas peur. Mes chers collègues, on se moque de vous, et ils ont sûrement raison de le faire puisque vous vous prépareriez à voter pour ces gens-là. Certain se présente pour la 4e fois ! une autre pour la 3è fois, un autre pour la énième fois, on va être obligé de changer le code électoral du Conseil scientifique afin que nos collègues -dont l'un d'entre eux est là depuis 11 années, 11 longues années- soient élus à vie. Quelle triste chose que vous risquez de permettre, car c'est vous qui votez pour eux pour qu'ils restent, pour qu'ils empêchent que ce Conseil scientifique ait la chance de se renouveler. N'est-il pas temps de donner la parole et la responsabilité à nos nouveaux collègues -jeunes et moins jeunes- que nous connaissons et en qui nous avons réellement confiance, des hommes droits ? Avec qui nous partageons une partie de notre vision du monde ? N'est-il pas temps de nettoyer les écuries d'Augias afin de hâter la venue du printemps dans notre Faculté ? N'est-il pas temps que ceux qui partagent nos espoirs et nos projets et, quelquefois, nos rêves, les portent au Conseil scientifique ? Il vous sera dit tout au long des jours à venir qu'il faut de l'expérience, beaucoup d'expérience, de l'expérience à en revendre, de l'expérience en-veux-tu-en-voilà, de l'expérience dans chaque repli de la peau et même dans les lacets des chaussures, pour pouvoir diriger le Conseil scientifique. Seulement voilà, cette soi-disant expérience ne sert visiblement à rien puisque notre faculté est figée totalement depuis qu'ils sont à sa tête, cette « expérience » n'a abouti à rien et rien n'est fait ou peu, c'est une « expérience » virtuelle et de propagande, puisque l'on ne voit pas les résultats de cette « expérience » sur notre faculté, alors qu'une autre équipe se présente, dotée d'une nouvelle vision et de projets véritables qui serait plus compétente et plus efficace. Nous préférons quelqu'un qui ne se vante pas d'avoir une pseudo-expérience mais qui porte au moins une vision saine et transparente du fonctionnement de notre faculté, là au moins, les choses marcheront et réussiront. L'autre vision, conservatrice, figée, persuadée d'être détentrice des vérités et des secrets de polichinelle du Conseil scientifique empêche notre Faculté et nos collègues d'avancer. Elle est à la limite une insulte à notre intelligence et un mensonge car ni l'actuel doyen, ni l'ancien, encore moins l'actuel vice-doyen -là, depuis maintenant bientôt ONZE ANS, vous avez bien lu !- ne sont sortis de l'Ecole nationale d'administration. Comme vous le savez : l'un est arabisant, l'autre est historien, nous voilà bien loin de cette prétention à dire « expérimenté », car dire cela, c'est insulter toute une équipe de fonctionnaires formidables qui veillent à ce que notre Faculté fonctionne tous les jours dans des conditions acceptables, c'est ne pas reconnaître tout le travail fait chaque jour par le Secrétariat général avec ses adjointes et ses adjoints pour faire tourner cette Faculté dans le bon sens, même si tout n'est pas parfait, il faut le dire aussi.
Un doyen et un vice-doyen autoproclamés avec 99,97 % ? Avons-nous encore une conscience ?
Quel mépris pour le choix et la décision de nos collègues ! Ils ont déjà décidé à notre place des collègues que l'on veut voir diriger la Faculté. Donnons-leur une leçon : pour la première fois, l'occasion est donnée à cette Faculté de RENOUVELER son équipe dirigeante, du sang frais doit circuler dans cette institution qui nous est chère. Il faut renvoyer tout ce petit monde vers ses travaux, et permettre à notre Faculté de respirer un bon bol d'air frais, qui permette que de nouveaux projets puissent voir le jour, car notre Faculté est devenue une véritable Belle au Bois dormant. Donnons la chance à notre Faculté de pouvoir compter sur de nouveaux collègues issus des collègues, et porteurs de leurs projets, et non issus des discussions dans les coins sombres, à coups de téléphone, à coups même d'intimidation semble-t-il, à coups de pression, à coups de fausses promesses qui ne sont jamais tenues, car elles se sont toujours révélées fausses ces promesses, depuis six ans, depuis trois ans, car c'est bien le clientélisme qui régirait ces rapports, et à coups de peur, de cette peur tenace -peur pour la carrière, pour la titularisation, pour le passage de grade, pour l'habilitation-, et depuis peu de temps, une autre carte infâme : le régionalisme, est en train d'empoisonner les relations entre les collègues. Jusqu'à quand ? Regardons les choses en face et arrêtons de courber l'échine.
Chers collègues, il faut dire non à tout ce monde, monde du passé, tourné vers le passé, avec les moyens du passé, avec les pratiques du passé, avec les agissements sournois du passé, avec l'opacité comme règle de fonctionnement. Il faut les renvoyer vers ce passé qui empêche notre Faculté d'avancer, de se tourner vers demain, de relever les défis inéluctables qui se dressent devant notre institution, devant nos étudiants, devant nous tout simplement. Soyons ambitieux pour nous-mêmes et pour notre Faculté. Est-il normal que l'on ignore tout du fonctionnement de la revue de notre Faculté et de la composition de son équipe de rédaction, devenue presque éternelle ? Est-il normal que notre collègue -officiellement à la retraite depuis déjà trois années- directeur de la revue, se maintienne envers et contre tous à cette fonction? Qu'a fait l'actuel Conseil scientifique pour résoudre ce problème ? Rien, strictement rien, car cela arrange bien du monde, mais sûrement pas notre Faculté ni nos jeunes collègues qui veulent publier, et publier librement leurs travaux, sans contrôle des consciences et sans censure méprisable et indigne d'un espace universitaire.
Ayons confiance en nous-mêmes, ayons confiance en ces nouveaux collègues qui se présentent, le changement est une nécessité afin que de nouvelles opportunités et de nouveaux projets puissent avoir l'occasion de se réaliser. On ne fait jamais du neuf avec de l'ancien, tout le monde le sait. L'immobilisme est une tragédie dans la vie des nations. Est-ce vraiment cela ce que vous voulez ? Que l'on vous paye encore avec des mots creux ?
Des collègues intègres -et vous le savez- se présentent à vous, ils n'auront de comptes à rendre qu'à vous, dans des réunions mensuelles avant et après les réunions du Conseil scientifique. C'est à partir du bilan du présent Conseil scientifique qu'il faudrait vous poser des questions, avoir le COURAGE de le faire et envoyer à la plage l'ancien afin que notre Faculté accueille joyeusement dans la responsabilité et la transparence l'été qui s'annonce avec nos nouveaux collègues. Nous sommes en fin de compte riches, mais riches des projets que nous portons et de la confiance que nous portons à nos collègues. Un dernier mot : un candidat virtuel au décanat propose une solution « clé en mains » : il amène dans ses bagages ses propres candidats du corps B, et même un vice-doyen, il ne manque plus à la liste que le jardinier. Ne nous laissons pas abuser, ils n'ont pas servi la cause de nos collègues depuis longtemps, et ils ne la serviront pas mieux cette fois. Leur manifeste électoral parle de transparence : quel mépris pour nos consciences ! Au bout de NEUF ANNEES, ils ne l'ont pas pratiquée cette transparence, pourquoi voulez-vous qu'ils le fassent aujourd'hui ? Il faut que les membres du corps B et A, candidats au Conseil scientifique, soient indépendants du candidat pour le décanat : ils pourront ainsi lui demander des comptes et informer les collègues de ses agissements. Mais, s'ils sont de son bord comme c'est le cas aujourd'hui, comment voulez-vous qu'ils puissent le faire ? Comment mordre la main de celui qui vous nourrit ? Peut-on vraiment leur faire confiance ? Réfléchissez longtemps à cela quand viendra le jour du vote et pensez à Nietzche concernant ces marchands de sable : « Ce qui me dérange, ce n'est pas que tu m'ais menti, c'est que désormais je ne pourrai plus te croire ». Imposture et charlatanisme marquent ces positions fictives et virtuelles. Demain ils nous diront peut-être qu'ils guériront le cancer de l'utérus si on vote pour eux, peut-être même qu'ils feront tomber la pluie dans le désert aussi, qui sait ?
Ailleurs, on ne peut pas encore influer sur le cours des choses, mais ici : OUI, on peut le faire. Il faut arrêter donc de se lamenter, et se dire : OUI, je peux changer les choses ICI ET MAINTENANT.
Farid Khiari. Département d'Histoire De Sousse
Par universitairefaché
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 17:12
Arbitraire à l'Université tunisienne ? Vous avez dit arbitraire ?
Le fonctionnement des instances universitaires doit quitter le champ de l'arbitraire.


Notre carrière, en tant qu'enseignants de l'enseignement supérieur, est soumise -fait qui reste unique dans toute l'administration- du début jusqu'à la retraite pratiquement, à une série d'examens de passage de grade continuels, examens qui ouvrent la porte souvent, trop souvent, à l'arbitraire.
1-D'abord la confirmation du statut de fonctionnaire : après votre recrutement, vous êtes sous surveillance pendant deux ans, période durant laquelle vous ne pouvez pratiquement pas prendre part à la vie sociale de votre institution jusqu'à l'obtention de la décision de votre acceptation en tant que fonctionnaire dans votre poste. Si entretemps vous aviez eu le malheur de participer à une grève syndicale, droit pourtant reconnu dans la constitution tunisienne, votre confirmation par le ministère deviendra très problématique.
2. Du grade d'assistant à celui de maître-assistant : il faut non seulement avoir l'ancienneté requise -car cela ne suffit pas, mais également que les rapporteurs d'un dossier à préparer soient satisfaits de vous, et ce sur un plan autre qu'académique. Ensuite, le rapport de vos deux collègues est soumis au Conseil scientifique de la Faculté, qui peut accepter -cela dépend uniquement du rapport de forces qui vous est favorable ou non parmi les membres de ce Conseil- ou rejeter votre passage de grade. Vient encore l'étape du rectorat, qui peut accepter ou refuser de valider ce passage de grade consenti par le Conseil de la Faculté. Arrive enfin l'étape du ministère qui peut accepter ou refuser de valider tous les accords donnés précédemment.
3. Du grade de maître-assistant à celui de maître de conférences (passage du corps B au corps A) : c'est l'étape de l'expression de l'Oracle, où tout est permis, où l'arbitraire le plus total s'exerce à tous les stades de ce passage de grade.
3.1 L'ouverture du poste de maître de conférences : c'est un droit reconnu dans la loi fondamentale de l'enseignement supérieur du 6 septembre 1993 qui reconnaît la promotion interne et pourtant, le ministère ne le reconnaît pas, gardant le choix d'ouvrir ou de refuser d'ouvrir les postes demandés par l'institution concernée sur la base de cette promotion interne (trois années d'ancienneté révolue dans le grade de maître-assistant). Du coup, ce qui est un droit, la promotion interne, devient un privilège qu'accorde -ou n'accorde pas- le ministère en fonction de vos positions ou de vos prises de positions publiques (écrits, déclarations, participation à des grèves, etc.).
3.2 L'étape de l'habilitation universitaire : c'est la boîte de Pandore tout simplement qui s'ouvre à chaque dépôt de dossier. C'est une nouvelle étape de l'arbitraire. Le texte demande au candidat expressément plus de deux cents pages publiés après la thèse dans le cadre d'une recherche nouvelle et novatrice. Avec l'outil informatique, les deux cents pages requises doivent être normalement rédigés dans une typographie de 12 points en times new roman. Cette étape devient pitoyable car le comptage des pages devient tout simplement une étape de l'arbitraire. Même si vous avez publié plus de 200 pages, dans une typographie plus petite, 10 ou 11 points, ce qui augmenterait le nombre de pages une fois que le travail est remis dans les 12 points admis, cela ne change rien et votre travail peut être rejeté par le simple bon vouloir de la commission d'habilitation qui juge de la recevabilité ou non de votre dossier académique. Cette commission d'habilitation est souvent le lieu des règlements de comptes sordides et des abus de positions, car n'importe lequel de ses membres -quelle que soit sa spécialité, surtout si sa spécialité n'a aucune relation avec celle du dossier du candidat- intervient et donne son avis, réglant au passage ses comptes avec le candidat, et avilissant, de facto, sa fonction d'universitaire en enlevant du coup toute crédibilité à cette institution qui doit demeurer pourtant stricto sensu académique.
Lorsque les deux rapporteurs désignés délivrent un rapport positif sur le dossier scientifique du candidat, l'habilitation a lieu mais l'arbitraire peut continuer à s'exercer, car si les trois autres membres du jury d'habilitation sont hostiles au candidat, le rapport des deux rapporteurs, pourtant les deux seuls membres du jury d'habilitation à être dans la spécialité du candidat, n'est tout simplement pas pris en compte et dans l'ombre et la lâcheté, par les coups de téléphone le soir et en obéissant souvent à des consignes basés sur le clientélisme qui déshonorent la commission d'habilitation, les deux, voire quelquefois les trois, autres membres restant du jury décident -contre toute légalité- de refuser -uniquement pour des raisons de règlement de comptes personnels- d'accorder l'habilitation au candidat, freinant sa carrière, ou arrêtant sa promotion légitimement inscrite dans la loi.
3.3 L'étape du recrutement : une fois que le candidat a pu franchir l'étape de l'habilitation, souvent dans de très grandes difficultés et parfois en acceptant l'humiliation de ces universitaires qui ne sont nullement reconnus par leurs pairs ailleurs du fait de la médiocrité de leurs travaux, se dresse alors l'étape de l'arbitraire par excellence : le recrutement.
La loi prévoit qu'un candidat qui a trois années d'ancienneté dans le poste de maître-assistant a le droit de choisir de passer l'épreuve du recrutement sur travaux ou sur leçon (article 17 alinéa a). Sans cette ancienneté requise, le candidat n'a d'autre choix que de passer l'épreuve sur travaux et sur leçon (article 17 alinéa b). Le directeur général de l'enseignement supérieur, qui -par décision clientéliste- est enseignant au lieu d'être issu -comme dans tous les pays démocratiques- du corps des énarques (école nationale d'administration), ce haut fonctionnaire décide -contre le texte légal- d'imposer l'épreuve de leçon au candidat qui répond au critère de l'ancienneté. Ce non-respect du texte légal est devenu la pratique courante depuis que ce haut fonctionnaire a été nommé à ce poste qui ne lui revient pas de droit.
La deuxième épreuve qui attend le candidat est le passage devant la commission de recrutement. Dans cette instance, tout est permis et plus aucune décence n'est de mise. Souvent le candidat est mieux reconnu que les membres du jury de recrutement sur le plan international par ses travaux publiés dans des maisons d'édition de renom, mais cela ne gêne aucunement les membres du dit jury. Non seulement les travaux du candidat sont rarement discutés, pour des raisons souvent liées à l'incompétence du jury désigné, mais en plus, le jury fait montre de son incurie lorsqu'il essaie d'intervenir sur la nature ou le niveau des travaux du candidat. Que reste-t-il à ce jury ? Des questions para-universitaires et para-académiques. Souvent, les membres du jury -qui ne sont pas payés pour cette tâche non plus- ne prennent même pas le temps de lire le dossier du candidat, car ce n'est pas sur le plan académique que ce dernier est jugé mais sur sa capacité à mobiliser ses relations personnelles avec ces mêmes membres du jury : invitation dans l'institution où enseigne le candidat, reconnaissance à travers des conférences donnés sur invitation du candidat aux membres du jury d'habilitation dont les noms croisent souvent le jury de recrutement, déjeuner offert, quelquefois -lorsque le candidat en a les moyens- il est même question d'invitation d'ordre privé à de courts séjours dans des endroits agréables, aux frais du candidat bien sûr. Des pratiques dégradantes, de bout en bout.
Alors que la fonction de la commission de recrutement doit vérifier uniquement si le candidat répond aux critères de recrutement -le jury national d'habilitation étant la seule instance d'évaluation académique- et procéder à un classement des candidats en fonction de leur dossier académique et professionnel (ancienneté, etc.) lorsque le nombre des candidats dépasse celui des postes ouverts, la commission de recrutement devient un nouveau lieu -illégal- d'évaluation académique ou plutôt de dévaluation académique, allant souvent jusqu'à annuler la décision de la seule commission d'évaluation académique qu'est le jury d'habilitation, puisqu'elle s'arroge le droit de refuser de recruter un candidat à qui le jury d'habilitation a délivré le titre de directeur de recherches : une habilitation à diriger les recherches. Ces universitaires, dont aucun d'entre eux ne constitue une référence dans son domaine de spécialités -et dont beaucoup d'entre eux ne publient rien depuis longtemps, occupés à profiter de fonctions administratives dans des institutions en tête desquelles ils ont été nommés en remerciement de leur docilité- vont refuser d'appliquer tout simplement les règles légales qui régissent le recrutement au poste de maître de conférences de tout candidat qui répond aux critères légaux dont l'étape décisive est l'obtention du diplôme d'habilitation à diriger les recherches. Au lieu de faire le travail pour lesquels ils ont été désignés, et uniquement leur travail, les jurys de recrutement deviennent des lieux tristes de règlement de comptes, faits par de petites gens, de petits enseignants, appartenant à un tout petit monde, des gens de peu en fin de compte.
Face à cela, le syndicat de l'enseignement supérieur reste muet, étrangement muet, et s'il dénonce de temps en temps une ou deux pratiques condamnables, de la longue liste que nous énumérons, il reste au niveau des mots et n'appelle pratiquement jamais à l'action syndicale pour changer les choses. Tout le monde connaît l'allégeance -et c'est une litote- de ce syndicat unique au pouvoir central et les nombreuses compromissions qui l'y lient. Voilà pourquoi une véritable chape de plomb pèse tristement sur ce pauvre corps de l'enseignement supérieur, dont les espaces d'expression ont été totalement supprimés. Oui, bien sûr, de temps en temps, une fois, tous les trois ans, une action est menée sur le plan national pour une misérable augmentation de salaire (la dernière s'est élevée à 35 dinars ou l'équivalent d'à peine 20 euros), mais sur le plan fondamental des libertés constitutionnelles de l'enseignement supérieur, rien n'est fait, et un profond écœurement traverse ce corps fondamental de la nation, un écœurement doublé d'un laisser-aller -corollaire de cet écœurement- qui fait honte. Mais ça, il ne faut pas le dire, ne pas en parler, car tout le monde le sait : en Tunisie, tout va bien.

Par universitairefaché
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 14:50

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